Partir à la rencontre...

La formation a commencé depuis 8 jours maintenant.

Les premiers jours, je me sentais complètement paumée.


Fin de la semaine dernière, on a du choisir les projets des candidats. Certains avaient postulé à pilote.media avec un projet à proposer. D'autres, comme moi, sans projet particulier.


Les coachs nous ont proposé d'être minimum deux, maximum quatre par projet et ont précisé qu'outre l'intérêt pour le sujet, un certain affectio societatis était important. C'était un peu "chaud" dans le sens où on se côtoyait depuis seulement trois jours et virtuellement en plus. Mais, les groupes se sont composés et six thématiques sont retenues.


Je ne vois pas encore exactement où, ni comment va aboutir le projet que j'ai rejoint mais je sais que cet inconfort fait partie du processus. Les coachs nous l'ont bien répété.


C'est la première fois qu'on me félicite de ne pas "savoir" et d'avouer que j'ignore certaines réponses aux questions posées.


Rien que ça, c'est tellement déculpabilisant et rassurant.


Pour le moment, on est en train de dresser le portrait de nos différentes cibles. Qui sont-ils, quels sont leurs goûts, selon nous, leurs besoins, leurs comportements?


On rencontre aussi différents acteurs média qui nous parlent de leurs activités, leurs enjeux, leurs envies pour le futur. C'est super inspirant d'entendre ces différents parcours.


On apprend aussi à interroger un public et à écouter activement ce qu'il a à nous dire.


Un des exercices qui nous est demandé est de partir à la rencontre de personnes qu'on ne connait pas mais qu'on pense être des cibles potentielles. L'idée étant de solliciter de courtes (ou moins courtes) entrevues et d'avoir une discussion sur leur expérience par rapport à notre projet sans mentionner ce projet, à aucun moment.


Les consignes étaient taisez-vous et imprégnez-vous, prenez des notes qui seront analysées plus tard.


Encore une fois, je suis agréablement surprise de la disponibilité des gens. On a reçu un super accueil des personnes qu'on a contactées. Les interviews continuent jusqu'à la semaine prochaine. On a du boulot!


Cette partie, c'est encore une sortie de zone de confort. Ecouter, ça je sais faire mais je me sens toujours un peu gênée d'aborder quelqu'un que je ne connais pas. Ah! ce put*** de syndrome de l'imposteur. Par contre, je suis super contente de voir que le travail de développement personnel paie. J'ose un peu plus me laisser guider et appliquer ce que les coachs nous proposent.


Je balaie cette peur du jugement et me lance dans les exercices avec mes coéquipiers. Je pose toutes mes questions même si elles me semblent débiles (il y a quelques mois, j'aurais rien demandé et j'aurai interrogé google).


J'essaie de proposer des choses. Parfois, sans doute un peu trop rapidement ou de manière trop abrupte. #sorrylateam


Ca me donne même une envie de projet en lien avec le droit et à la fois, cet élan est parfois réfréné par cette petite voix qui me dit: Es-tu certaine que tu veux encore poursuivre dans le droit? N'en as-tu pas été assez dégoûtée?


Moi qui pensais avoir une réponse ferme, il y a quelque mois par rapport à la toge et au barreau, je trouve que tout ça vient me titiller trop souvent!


Qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille?




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